Immersion, détail.

” Immersion “, peinture acrylique, craies grasses, poudre de marbre, 100 x 100 cm, 2015.

Ce tableau a été exposé au Grand Palais en 2015, à Art en Capital, salon Comparaisons, dans le groupe “Signes et Traces”, auquel j’ai participé cinq fois depuis 2013.

“Immersion”.

J’étale plusieurs couches de poudre de marbre, créant des rythmes horizontaux.

S’ immerger dans le flot des vagues qui se brisent. Ressac des vagues.

Et usant de craies grasses blanches, j’inscris hâtivement, je recouvre d’écrits illisibles cette masse sombre qui devient un tableau d’école anthracite.

S’ immerger dans le flot d’écritures illisibles.

 

 “Immersion”, fluidité légère de tracés volontairement malhabiles sur un chemin d’ondes vallonné.

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Les œuvres « dans l’étendue » et « la presque nuit ». Réminiscence de paysages drômois ?

Les œuvres des série « dans l’étendue » et « la presque nuit » donnent, pour nombre d’entre eux, l’impression d’une trame des contreforts du Vercors. L’artiste est originaire de Drôme et y habite toujours aujourd’hui. Est-il possible que ces vues, étendues minérales et organiques, ressurgissent dans l’œuvre?

Les images suivantes montrent quelques uns des paysages pris de la plaine, aux pieds du Vercors. Ils sont dans le champ de vision des drômois et de l’artiste mais pas forcement dans notre ligne de mire. Un inconscient visuel.

Essayons de mélanger œuvres et clichés des contreforts découpés au même format (les œuvres des séries « dans l’étendue » et « la presque nuit » sont de 20cm x 20 cm). Lisons nous des choses communes?

 

Ces œuvres sont-elles la peinture figurative des montagnes drômoises ?

Non: ce n’est pas l’intention de l’artiste. L’intention de l’artiste est de produire les images, les formes et les matières qui surgissent et cette production est travail, contentement et libération. Pourtant, dire que l’on y voit les contreforts du Vercors n’est pas infondé. D’abord, ces montagnes sont remarquables et la force qui s’en dégage imprègne l’imaginaire et devient image-matériau pour l’artiste. Une réminiscence de des images des contreforts, sur la toile, est donc envisageable. Ensuite, l’image actuelle des contreforts résulte de l’intensité, de la puissance et de la durée des phénomènes qui les ont façonnés. L’aspect de la montagne, l’état de la matière qui la compose sont l’expression des forces et événements de la nature. L’état de la matière des contreforts est comme un mot-image qui exprime ces forces.

Ce sont des mots-image ayant le même sens et du moins la même nature que nous voyons dans les œuvres de Catherine Cazau.